Art Contemporain : le grand bond en avant !

Yue Minju, artiste chinois majeur de l'art contemporain. Sa 1ère exposition majeure en Europe, à la Fondation Cartier, est prolongée jusqu'au 24 mars.

Yue Minju, artiste chinois majeur de l’art contemporain. Sa 1ère exposition en Europe, à la Fondation Cartier, est prolongée jusqu’au 24 mars.

L’art contemporain est devenu un excellent investissement. Le rapport « Le marché de l’art contemporain juillet 2011-juin 2012 », réalisé chaque année par ArtPrice, le démontre : en valeur, ce marché égale désormais celui de l’art ancien ! Selon le leader mondial des banques de données sur la cotation de l’Art, 860 millions d’euros se sont ainsi échangés l’année dernière dans les salles de vente publiques pour des artistes nés après 1945. Certes, ce chiffre d’affaires est en recul de 6% par rapport à l’année précédente et les prix se sont repliés de 4%. « Mais 2010-2011 fut une année exceptionnelle, sommet de l’explosion de l’art contemporain ces dix dernières années (+50%) » relativise Céline Moine, directrice d’Artprice MarketPlace « La baisse est donc minime et notre rapport ne prend en compte que les ventes publiques aux enchères. Les transactions sur le marché privé des galeries, en Suisse, au Luxembourg ou au Quatar, sont par définition secrètes mais nous savons que les chiffres sont impressionnants ». Bref, l’art contemporain ne connaît pas la crise.

C’est que depuis 2010, il est « boosté » par le marché asiatique qui représente désormais 43% des ventes publiques. Cette année-là, l’art contemporain faisait un véritable grand bond en avant avec l’accession de la Chine à la 1ère place du marché, devant l’Europe et les Etats-Unis. Une révolution dont les effets se font pleinement sentir en 2011-2012. « Les performances du marché chinois sont portées par un Chinese Dream, c’est-à-dire la réussite rapide de chefs d’entreprises, dirigeants de grands groupes et autres investisseurs qui ont afflués vers le marché de l’art pour diversifier leurs placements » analyse Céline Moine. «Mais pour l’heure les maisons de ventes chinoises n’exercent leur activité que sur le marché local et n’ont un rayonnement international que par leurs résultats in situ exceptionnels. Les collectionneurs de Chine continentale achètent presque exclusivement leurs compatriotes ».

Aussi, trouve-t-on 6 artistes chinois dans le Top 10 des adjudications records de la période juillet 2011-juillet 2012. Mais l’Empire du Milieu ne domine pas pour autant l’art contemporain mondial. Ses artistes demeurent inconnus des collectionneurs occidentaux car leurs œuvres s’avèrent très éloignées des exigences et des goûts occidentaux. « En fait, les acheteurs se concentrent aujourd’hui sur les valeurs sures mondiale » indique Céline Moine « et le marché a enregistré de nombreux records cette année car il y a beaucoup plus d’acheteurs en capacité d’acheter très cher qu’auparavant ». Les collectionneurs des pays émergeant, de l’inde à la Russie en passant par le Brésil, se sont engouffrés dans l’Eldorado de l’art contemporain, propulsant la cote de certains artistes dans les sommets. L’américain Jean Michel Basquiat s’affiche ainsi en tête à 14,3M€ cette année contre 9,6 auparavant. Le britannique Glenn Brown passe d’un record de 1,5M€ à 5,7M€ et occupe la seconde marche du podium. Enfin, l’américain Christopher Wool est 3ème avec un record à 5,1M€ contre 3,4 précédemment.

Céline Moine conclut par quelques conseils pour investisseurs plus ou moins fortunés : «la photo est un marché explosif et un peu spéculatif car il correspond au goût de l’époque. En peinture, c’est du côté des artistes turcs qu’il faut regarder et de l’art urbain brésilien ».

(janvier 2013)

MAJ MARS 2013 : RECUL DES VENTES D’ART EN CHINE DE 24 % ALORS QUE LES ÉTATS-UNIS REPRENNENT LEUR PLACE DE PREMIER MARCHÉ MONDIAL.

La croissance, semblait-il effrénée, du marché chinois de l’art et des antiquités est soudainement passée au point mort avec un recul approchant les 25% en 2012, ce qui a permis aux États-Unis de reprendre leur place traditionnelle de premier marché mondial, nous indique le rapport à paraître demain (jeudi 14 mars). Le rapport TEFAF sur le marché de l’art – Le marché de l’art mondial, la Chine et le Brésil sous les projecteurs montre également qu’avec le ralentissement de la croissance et les incertitudes persistantes qui caractérisent actuellement l’économie mondiale, le marché mondial de l’art et des antiquités s’est contracté de 7% avec un total de 43 milliards d’euros en 2012. Le rapport explique en outre que nombre d’acquéreurs minimisent les risques en privilégiant des artistes fortement cotés sur les marchés, ce qui profite en particulier à l’art d’après-guerre et à l’art contemporain.

Le rapport a été établi par le Dr Clare McAndrew, économiste spécialisée dans le marché de l’art et des arts décoratifs, et fondatrice d’Arts Economics. Il a été commandé par The European Fine Art Foundation, organisatrice de la TEFAF (The European Fine Art Fair), la plus prestigieuse Foire, qui ouvrira ses portes vendredi (15 mars) dans la ville hollandaise de Maastricht où elle se déroulera jusqu’au 24 mars au MECC (Centre des expositions et des congrès de Maastricht). La TEFAF Maastricht, événement phare d’envergure mondiale, est renommée pour son engagement en matière d’excellence, d’expertise et d’élégance.

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