Elsa Zylberstein, le coeur dans le sac

Pour la 1ère fois, Mauboussin, célèbre pour ses bijoux et ses parfums,  se lance dans la maroquinerie. Elsa Zylberstein est l’héroïne de la belle campagne publicitaire Simplement pour Elle, signée Sylvie Lancrenon.

20 déjà qu’elle est entrée dans la lumière du cinéma, grâce au lumineux Van Gogh de Maurice Pialat. Pas loin d’une cinquantaine de films plus tard, Elsa Zylberstein est une actrice populaire alternant film d’auteur et plus grand public.

A 38 ans et après un César du meilleur second rôle pour Il y a longtemps que je t’aime en 2009, l’ancienne petite fille timide se sent prête pour des rôles de plus en plus intenses. En abandonnant à 17 ans son rêve de devenir danseuse à l’Opéra, elle s’en est inventé un autre au cinéma. Ce fut le cours Florent, le casting de Van Gogh, une mémorable pelle roulée à Jacques Dutronc, les conseils parfois rudes mais affectueux de Maurice Pialat et à 18 ans, sa carrière était lancée par une nomination du meilleur espoir aux César. «C’était hier… J’ai toujours l’impression d’être au début. C’est pour cela que  je ne regarde pas en arrière. J’ai tellement d’envies de films, de réalisateurs » confie Elsa qui rêve à présent de tourner une grande histoire d’amour. « Un vrai mélo, avec un rôle intense » sourit-elle. Après Van Gogh, Mina Tanenbaum, Modigliani, L’Homme est une femme comme les autres, Il y a longtemps que je t’aime et les films de Laetetia Masson (Pourquoi (pas) le Brésil) , Raoul Ruiz (Le Temps  retrouvé, Combat d’amour en songe, La Maison Nucingen) ou Martine Dugowson (Les Fantômes de Louba), sa filmographie ne va pourtant pas tout de suite s’enrichir d’un mélo.

Aujourd’hui, elle travaille toujours sur un film qui va faire du bruit : un Arletty signé Paul Verhoeven (Basic Instinct, Total Recall, Showgirls, Black Book) ! Sous l’Occupation, Arletty interprète l’un de ses plus beaux rôles dans le mythique Enfants du paradis de Marcel Carné, avec Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur et Maria Casarès sur un scénario de Jacques Prévert. En même temps, elle a une liaison avec Hans Jürgen Soehring, un officier allemand. A la Libération, elle est arrêtée et lance : « Si mon cœur est français, mon cul, lui, est international ! ». Atmosphère…

Des histoires fortes, voilà ce que recherche Elsa Zylberstein. « J’aime les cinéastes qui vont chercher les émotions et je n’ai pas peur des gens qui sont dans le brutal. Pour moi, le cinéma c’est brutal et impudique ! On va chercher des secrets et c’est à ce prix là qu’on fabrique un bon film » conclut cette fan du film choc de  Gaspar Noé, Irréversible.

(décembre 2011)

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