Le printemps arrive : plantez rock !

fIl était une fois de longues vacances d’été qu’enfant l’on passait chez sa grand-mère, à la campagne.                            On arrosait chaque jour les plantes du jardin, on grimpait dans la cabane dans les arbres,  on chassait les araignées, les papillons, les mille-pattes et la nature cachait les doux secrets de l’enfance. Puis survint la vie d’adulte, la ville, le travail, le stress et le béton.                           

«7 parisiens sur 10 viennent de province et ont besoin de retrouver un coin de verdure » racontent David Jeannerot-Renet, le créateur des Mauvaises Graines « Et le jardinage est un grand déstressant, simple, serein. C’est un moyen pas compliqué du tout de se vider la tête ».

Mais si le jardinage revient à la mode ces dernières années, l’idée -osons le dire- de génie de ce tout juste quadragénaire est de proposer un mix réellement inédit de plantes, de décoration et de rock’n’roll ! Et comme David Jeannerot-Renet a œuvré pendant 20 comme styliste et directeur artistique pour Agnes B, Bill Tornade ou le salon Who’s Next, il a décidé d’appliquer le marketing de la mode aux plantes !

«Mes plantes sont monogrammées d’un MG en lettre d’or grâce à un tampon spécial, elles ne font l’objet que de petites quantités cultivées chez un pépiniéristes près de paris, et j’apporte un soin extrême au détail » explique le patron des Mauvaises Graines.

C’est ainsi que l’on pénètre dans une boutique tout à fait insolite au 25 de la rue Custine, à Montmartre. Des plantes insolites comme un papyrus du nil, y cotoient des collections naturalistes d’insectes, papillons et autres coléoptères, le tout au milieu d’une cabane en bois, d’une mare aves ses petits poissons, d’une allée en gravier, d’une vieille moto qui rouille au fond du jardin et de quelques cages à oiseaux siglées « Fender », la célèbre marque de guitares électriques. Inclassable, l’endroit tient du cabinet de curiosités, de la boutique de déco campagnarde avec son banc en bois et donc de magasin de plantes. Car David Jeannerot-Renet n’est pas un fleuriste mais un « plantiste ». « Je ne vend pas de fleurs coupées, juste des plantes » souligne-t-il « Offrir un plante, c’est moins cher, aussi joli et ça peut tenir 6 mois contre 3 ou 4 jours pour une fleur ». Ses plantes justement ne sont pas exotiques mais rustiques dans le sens où elles sortent tout droit des jardins de curés ou de grand mères. Très utilisées à la campagne elles ont peu à peu sombré dans l’oubli mais, par leur facilité d’entretien et leur résistance, elles sont une réelle alternative aux ficus et géraniums qui ont envahis appartements et balcons parisiens. « Nous ne voulions pas être branchouille, ce n’était pas le but mais ça le devient » s’étonne le jeune plantiste au regard du succès de sa boutique à Paris comme au Japon ou aux Etats-Unis d’où lui parviennent des commandes de graines.

Capture01Le secret de David Jeannerot-Renet, qui a tout appris de sa grand-mère botaniste à Dijon et de son grand père qui avait un jardin de cheminot, est, qu’avec lui, le jardinage devient joyeusement régressif et résolument moderne avec par exemple des sachets de graines à l’effigie des comics comme Batman ou Strange ou ses déjà célèbres « jardins rock ». «Dans les années 80, à l’école, j’écrivais au Tipp-Ex sur mon sac a dos US les noms de mes groupes de rock préférés » raconte-t-il «Aujourd’hui, je continue mais avec mes plantes ! The Cure, New Order, Soft Cell, Talk Talk, etc : les gens collectionnent ces jardins à emporter, qui sont dans des boîtes comme les Bento japonais. Je modernise ainsi le jardinage qui est encore souvent considéré comme un sport de vieux ». A 30-50€ le jardin à emporter et 90€ le potager à emporter (au printemps prochain), ses boîtes s’arrachent et peuplent balcons, terrasses ou rebords de fenêtres de plus en plus de parisiens, anonymes comme célèbres.

Maligne et parfaitement dans l’air du temps, l’aventure n’est pas prête de s’arrêter. David Jeannerot-Renet sera le premier jardinier de Paris à cultiver ses plantes en plein Paris grâce à l’achat d’un jardin de 500m2 en plein Montmartre ! Et il rêve déjà d’essaimer ses Mauvaises Graines à Londres, New York, Tokyo et Berlin…

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