Jaeger-LeCoultre fête ses 180 ans avec Diane Kruger

Ambassadrice de Jaeger-Lecoultre depuis plus de cinq ans, Diane Kruger apparaît dans le film anniversaire de la marque horlogère. L »occasion de revenir sur une actrice un brin mystérieuse

 

« Les femmes sont comme le suspense. Plus elles éveillent l’imagination, plus elles suscitent d’émotions » disait Alfred Hitchcock. Le créateur de la « blonde Hitchcockienne » aurait assurément aimé Diane Kruger tant la beauté froide de la blonde allemande rappelle celles d’Eva Marie Saint dans « La Mort aux trousses », de Grace Kelly dans « La Main au collet » ou de Tippi Hedren dans « Pas de printemps pour Marnie ». Comme elles, Diane Heidkrüger de son vrai nom, 35 ans, native du village d’Algermissen, à 20km d’Hanovre, en Allemagne, est une beauté classique, parfaite représentante de la belle blonde aux yeux bleus. Comme elles, elle a le profil de la femme idéale mais n’est pas une ingénue. Face au danger ou à la passion, elle se bat et révèle un tempérament fort et touchant qui la rend immédiatement attachante aux yeux du public. Celui-ci, pourtant, ne sait pas grand-chose de Diane Kruger. Et la comédienne, finalement, se réjouit de ce mystère, ne se livrant qu’au compte-goutte dans ses rares interviews.

A propos de cette image de belle blonde glamour, elle dit : « Cette image me laisse indifférente car c’est juste quelque chose que les journalistes aiment écrire. Moi je ne me considère pas comme ca » répond-elle avant de poursuivre, un peu sur la défensive : « je n’ai rien à prouver par rapport à cette image. J’ai fait mon chemin, j’ai suivi le cours Florent, j’ai tourné pas mal de films, parfois pas bons, pour y arriver et donc je n’ai pas l’impression de devoir quelque chose à mon physique. Et puis, en vieillissant mes rôles deviennent plus denses, sont moins ceux d’une jeune première. J’ai moi-même plus de vécu et donc plus de choses à raconter, à exprimer». Un coup d’œil sur la filmographie de Diane Kruger confirme l’analyse et donne une idée du chemin parcouru. « Je le vois comme un rêve que j’ai parfois encore du mal à réaliser » commente-t-elle. Enfant, elle voulait danser. A 13 ans, elle quitte sa campagne allemande pour intégrer la prestigieuse Royal Ballet School de Londres. Las, 3 ans plus tard, une blessure au genou met un terme à sa vocation de danseuse étoile. Retour au pays où sa beauté n’échappe pas à l’agence Elite qui l’installe à Paris pour une carrière de mannequin. Trop petite pour défiler, elle s’ennuie vite dans ce métier qui ne lui propose que des shooting photo. Ses rencontres avec Luc Besson puis Fabienne Berthaud, avec qui elle tournera « Frankie », récit à moitié autobiographique de ses années de mannequinat, vont lui ouvrir les portes du monde du cinéma. Et lui donner un mari, Guillaume Canet, qu’elle épouse en 2001 et qui lui offre sa 1ère grande apparition au cinéma dans « Mon idole », la même année. On retiendra ensuite « Troie » en 2004, avec Orlando Bloom et Brad Pitt, où elle est choisie parmi 3000 candidates au rôle d’Hélène de Troie. La caméra tombe définitivement amoureux de la jeune femme qui poursuit son ascension internationale dans Benjamin Gates et le trésor des Templiers avec Nicolas Cage en 2004 puis Benjamin Gates et le livres des secrets en 2007. Diane Kruger n’en oublie pas pour autant le cinéma français où elle privilégie des films plus sérieux comme « Joyeux diane-kruger-est-une-hors-la-loi-image-270892-article-ajust_930Noel » sur le noël 1914 dans les tranchées de la 1ère Guerre Mondiale ou dans « l’Age des Ténébres », vision métaphysique d’une société en déroute. 2009 est l’année de la consécration mondiale avec le rôle de l’espionne Bridget Von Hammersmark, dans l’Inglourious Basterds de Quentin Tarantino. Plus glamour que jamais –un mix de Marlene Dietrich et de Mata-Hari-, Diane Kruger pose la dernière pierre à la construction de cette fameuse image de blonde sophistiquée. « C’est difficile pour moi de commenter ça » répond-elle en riant « Je ne me suis jamais vu comme ca et un réalisateur ne m’a jamais demander d’être ça  Enfin, vous voyez ce que je veux dire ? ». Diane Kruger rit beaucoup et termine souvent ses réponses par un énigmatique « vous voyez ce que je veux dire ? ». Comme si elle ne souhaitait pas en dire plus, vous laissant deviner ou interpréter ce qu’elle voudrait bien dire mais n’exprime pas clairement. On revient alors à la charge, lui faisant remarquer que si elle est une actrice aimée du public –ses films sont la plupart du temps bien reçus par la critique et par les spectateurs- elle ne véhicule pas une image en particulier. Ni la jeune première romantique à la Anne Hathaway, ni la branchée urbaine à la Carrie Bradshow, ni la femme dangereuse et sexy à la Angelina Jolie, ni même la bonne copine rigolote à la Cameron Diaz. «Tant mieux ! Pourvu que ça dure ! » éclate-t-elle de rire visiblement ravie d’avoir réussi son coup. « Je ne suis ni française ni américaine donc je n’appartiens pas à une famille de cinéma ; je me sens toujours « invitée » par le cinéma, partout dans le monde. Et c’est agréable car les gens n’ont pas d’à priori me concernant. Les réalisateurs et le public ne me cataloguent pas dans tel ou tel genre de films et ils m’imaginent donc dans pleins de rôle différents. Je n’ai pas de limites ». Car cette part de mystère que nous tentons d’infiltrer, Diane Kruger la cultive sciemment. « Oui et non » murmure-t-elle « J’aime bien partager des choses mais si on en connaît trop de moi on aura du mal à me voir ensuite dans les rôles de madame-tout-le-monde. Quand on regarde un film avec Tom Cruise, le public ne l’imagine pas en train de préparer le petit déjeuner pour ses enfants. Sinon, ça ne marche pas ».

 On n’en saura donc pas beaucoup plus sur la vraie vie de Diane Kruger. Ses amis n’appartiennent pas au monde du cinéma et quand elle ne tourne pas, l’actrice coupe véritablement d’avec son métier. « J’ai mis très longtemps à comprendre que ma vie privée était plus intéressante que mes rôles » dit-elle «Je préfère largement découvrir d’autres choses, simples. Les grands hôtels, je les fréquente déjà beaucoup pour mon job ! ». Pourtant, elle partage depuis 5 ans la vie d’un comédien, Joshua Jackson, le héros de la série « Fringe ». Et s’il n’est pas question de mariage, ne serait-elle pas désireuse de devenir maman ? « Vous serez le premier à le savoir ! » élude avec humour l’actrice.

On revient alors à sa filmographie pour constater une tendance dans ses derniers films à effectivement délaisser le brushing impeccable et le maquillage glamour. Dans « Pieds Nus sur les Limaces » (2010), elle est la grande sœur attentionnée et nature de Ludivine Sagnier, deux filles perdues dans une grande maison à la campagne. Dans « Sans Identité » (2011), son dernier film hollywoodien en date, elle joue Gina, la chauffeur de taxi new yorkaise et immigrée clandestine qui va aider Liam Neeson à retrouver sa mémoire. Et Diane Kruger y laisse le rôle un peu potiche de la sublime blonde qui a deux réplique à January Jones, échappée temporairement des Mad Men. Un rôle moins médiatique mais bien plus intéressant. Enfin, après « Forces Spéciales », elle est, en 2012, la Marie Antoinette de Benoit Jacquot dans « Les Adieux à la reine », récit des 4 derniers jours de la reine à Versailles, «  l’un des rôles les plus difficiles et complexes que j’ai jamais jouée » commente Diane Kruger.

diane kruger 7

La fin de l’entretien approche. Entre le Kenya et la Russie, elle a  aussi tourné « Le Plan Parfait » avec Dany Boon, une comédie signée Pascal Chaumeil, le réalisateur de l’Arnacoeur. Le sujet ? Une malédiction qui voit les mariages de l’héroïne s’achever toujours par un divorce. Un thème qui parle à la divorcée qu’est Diane Kruger ? Elle rit de la question et répond :   « Mon personnage croit que le 1er mariage n’est jamais le bon et que c’est le second qui dure. Pour moi en tous cas, le mariage c’est termine ! » . On aurait encore beaucoup de questions à lui poser, façon interrogatoire de police. Pourquoi ne la surprend-on jamais prise en photo un peu pompette à la sortie d’une boite de nuit ? « Si, si, ça m’arrive » répond-elle en riant « j’aime bien m’éclater mais je ne vais pas dans les boites ou les restaurants où je sais que des photographes peuvent m’attendre ! ». On lui signale une étrange information sur sa fiche Wikipedia : elle serait traitée depuis son enfance pour « hyperactivité » et « déficit  d’attention » ! «Je souffre de quoi ? » s’étonne-t-elle « Non je ne crois pas sourit-elle « J’ai du mal à me poser, c’est vrai, j’ai la bougeotte mais j’arrive a me concentrer sur deux choses a la fois ! Mais je vais regarder ma fiche ce que je n’ai jamais fait ».

Voilà, l’interview s’achève. C’était Diane Kruger, belle, intelligente, chaleureuse et… insaisissable ! En lui serrant la main, on lui demande quel défaut, au milieu des éloges dont elle est couverte, elle avoue ? «J’en ai plein mais je ne vais pas vous mettre sur la piste ! répond-elle en filant « Si, un, je vous l’ai dit : j’ai la bougeotte et c‘est parfois difficile pour mon entourage de me suivre ! Merci beaucoup, bonne soirée ! »

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