Phyléa ou le « fétichic »

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Dans l’ancienne Egypte, l’île de Philéa abritait le temple d’Hathor, déesse de l’amour et du plaisir. Aujourd’hui, rue Quincampoix,  la boutique Phyléa accueille des déesses modernes toutes de latex et vinyl vêtues. « Passionné par la mode fétichiste, j’ai créé cette boutique en 1989 car il n’existait alors aucun endroit dédié chic à Paris «  raconte Christian Bigeon, ex-financier décidé à sortir ces matières préférée des sex-shops un peu glauques de Pigalle. « Les 3/4 des vêtements venaient alors de Londres où la scène fetish était beaucoup plus développée qu’ici. Un livre-catalogue signé du photographe Christophe Mourthé puis le film Rêve de Cuir avec Zara Whites, dont nous avons fait toute les tenues, nous a fait connaître dans le milieu fetish ». En 1993, la boutique-boudoir prend une autre dimension avec l’arrivée d’Hervé Le Gal, styliste et relookeur installé alors à Londres. En véritable directeur artistique de la maison, il fait venir de jeunes créateurs anglais, américains ou hollandais et montent de splendides séances photos avec Helmut Newton, Bettina Rheims, Nick Knight ou Ellen Von Unwerth. Pour leurs clips, Phyléa a habillé Madonna ou Mylène Farmer et costumé de nombreux films dont Irma Vep, Les morsures de l’aube ou Prête-moi ta main. Depuis, de Lady Gaga à Rihanna, en passant par Dita Von Teese, le lieu, Baroque, Victorien ou Renaissance au fil des portants, ne désemplit pas. Tous les plus grands magazines de mode, désireux de mixer des pièces haute-couture avec des vêtements plus « hot » se fournissent également ici.

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« Monsieur et Madame Tout-le-monde viennent également chez nous et pas forcément parce qu’ils seraient SM ou fetish. Ce sont certes souvent des gens aux mœurs affirmés et assumés mais c’est souvent pour juste s’offrir une belle robe originale à porter en soirée » précise Christian Bigeon. Démystifié par les artistes, Phyléa reçoit un public féminin à 90%. Hervé Le Gal s’attache alors à mettre la cliente à l’aise, lui prodiguant moult conseils et se livrant, finalement, à un véritable travail de construction d’un look. « Notre force enfin ce sont nos pièces uniques » se félicite le directeur artistique. « Avec certains de nos marques préférées, je réalise un travail de styliste en leur faisant réaliser des vêtements uniques sur une thématique. Ainsi, après le film Black Swan, j’ai fait fabriquer cette magnifique robe bustier noire par Catwalk ». Le résultat est hors-norme, d’une beauté exceptionnelle et d’une qualité irréprochables. Deux éditions du prestigieux calendrier Pirelli sont d’ailleurs venues consacrer cette incontournable boutique du Paris chic et sexy. Enfin, n’hésitez pas à pousser le rideau au fond de la boutique. La Bibliothèque Nationale n’est pas la seule à avoir son Enfer…

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Une réflexion sur “Phyléa ou le « fétichic »

  1. Depuis le 2 mai 2016, la belle aventure de la boutique et de la marque Phyléa continue 40 mètres plus loin, au 49 de la même rue Quincampoix, au sein de la boutique Métamorph’Ose.

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