John Galliano se confie au Vanity Fair US

John Galliano dans le Vanity Fair US

John Galliano dans le Vanity Fair US

Pour la première fois depuis « l’affaire », John Galliano s’explique et c’est en exclusivité dans le Vanity Fair US. Une interview que l’on ne serait pas étonné de retrouver dans le 1er numéro de l’édition française, prévue à la fin de ce mois. Extraits !

« Je n’ai pas bu dans le but d’être créatif. Je n’ai jamais eu besoin de boire pour ça. Au début c’était un soutien pour me détendre après mes journées de travail chez Dior. Ensuite, j’y ai eu recours après la semaine des collections, un peu comme tout le monde. Deux jours après, ça allait mieux. Mais avec l’accélération du calendrier des Fashion Weeks, ça m’arrivait de plus en plus souvent. J’étais dépendant, j’étais devenu un esclave de l’alcool. »

« Ensuite, j’ai commencé à prendre des médicaments pour dormir. Puis encore d’autres pilules car je n’arrêtais pas de trembler. J’avais aussi à côté de moi ces grosses bouteilles d’alcool que les gens m’offraient. Jusqu’à la fin, je prenais tout ce qui me passait entre les mains : de la vodka, une vodka-tonic, du vin, car je croyais que cela pouvait m’aider à dormir. Erreur. Il y avait aussi toutes ces voix dans ma tête, qui me posaient des questions en permanence. Mais jamais je ne l’aurais admis. Je n’étais pas un alcoolique. Je pensais avoir le contrôle sur ce qui était en train de m’arriver. »

« Ce qui était ma personnalité est devenu un masque. Je vivais dans une bulle. J’étais en backstage et il y avait au moins cinq personnes pour m’aider. Il y en avait une pour les cigarettes, une autre pour me tenir un briquet, alors que moi je ne savais même pas me servir d’un distributeur. Je n’arrêtais pas de trembler, je ne dormais pas pendant cinq jours. Je m’achetais des livres pour me prendre en charge, mais j’étais dans le déni. Du coup, j’allais à la salle de sport, je faisais attention à ce que mangeais. Je croyais que j’en étais sorti et, bien évidemment, ça recommençait tout de suite après. »

« Malgré plusieurs tentatives, je n’arrivais pas à m’en sortir. A la fois Sydney Toledano, le directeur général de Dior,  et Bernard Arnault, le PDG de LVMH, ont essayé d’intervenir en me disant que j’allais mourir si je ne changeais pas de style de vie. Quand ils me disaient ça, j’ouvrais grand ma chemise, je leur montrais mon torse musclé, bodybuildé, en leur demandant : est-ce le torse d’un alcoolique ? »

« Quand les gens m’ont raconté les choses horribles que j’avais faites, je ne savais pas ce qui m’était arrivé. Mon assistante m’a parlé de la vidéo ; quand je l’ai vue, j’ai vomi. J’avais l’impression d’avoir été renversé par un bus. J’étais paralysé de terreur. J’ai essayé de comprendre pourquoi j’avais toute cette haine contre une race. Maintenant j’ai compris que cette colère n’avait rien à avoir avec moi, que j’étais déconnecté de ces propos et que j’avais juste prononcé les mots les plus méchants que je pouvais dire. Depuis, j’ai passé deux ans à lire des livres sur l’Holocauste et l’histoire de la religion juive, à rencontrer des personnes de cette religion. »

« Ça peut paraître bizarre mais je suis reconnaissant pour ce qui m’est arrivé. J’ai appris énormément de choses sur ma personne, j’ai redécouvert ce petit garçon qui avait cette faim de créativité, une force que je croyais avoir perdue. Heureusement, je suis en vie. »

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