David Cintract : Pop Libre

Mademoiselle Courchevel

Mademoiselle Courchevel

 

Si vos skis ont glissé cet hiver à Courchevel, vous ne pouvez l’avoir ratée : sur la « croisette » de la station, la « Mademoiselle Courchevel » de David Cintract, est la nouvelle égérie pop de Courch’. Mais si vos bâtons sont restés plantés dans le macadam parisien, la spectaculaire série des « Mademoiselle », mannequins de plastique customisés qui happent le regard, trône à l’ArtClub de Paris, 172 rue de Rivoli. « Soyez les artistes de votre existence » prônait Nietzsche, ce que s’applique à réaliser David Cintract, Dj de la matière et de l’image. « Je me sers de l’art pour esthétiser l’existence et rendre la vie plus intéressante » explique ce Chartrais de naissance, passé par une école d’art publicitaire puis gérant d’un restaurant avant de se lancer, en 1999, dans le grand bain de l’art contemporain. « Aussi, je ne m’arrête ni à un style ni à un sujet mais je mixe tous les styles, tous les matériaux et toutes mes influences, qu’elles soient musicales, picturales, cinématographiques, philosophiques ou même dans l’actualité ». Classable par paresse dans le fourre-tout du Pop-Art, ce peintre, plasticien, sculpteur et photographe, parle, lui, de « Pop libre », « plus un état d’esprit qu’un mouvement artistique au sens classique du terme ». La Pop Libre est pour lui une façon de s’affranchir de ses « faux pères » de la Pop Art, et de garder un lien avec ceux qui l’ont tant influencé : Rembrandt, Léonard de Vinci, Courbet, Le Caravage mais aussi Epicure, Spinoza, Nietzsche. Et derrière la beauté colorée de ses tableaux, mannequins, « candy-box » ou « mutantoy’s », détournements d’objets préfabriqués de grande consommation, l’artiste nous rappelle une évidence un peu enfouie : « la consommation effrénée et frivole ne remplace pas le bonheur. Celui-ci est en nous ».

 

 

Et Cintract de mettre ses actes en conformité avec ses idées. Si ses œuvres se vendent bien, ce n’est jamais par le canal des ventes aux enchères. « Sauf dans le cas de vente caritatives, je refuse de rentrer dans ce système qui, par la spéculation, me permettrait de diffuser mon travail dix fois plus cher qu’aujourd’hui. Je souhaite demeurer relativement accessible » explique-t-il. Une « Mademoiselle » ne coûte en effet encore « que » 20 000€. Une paille dans le monde de l’art contemporain…

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http://www.poplibre.com

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