Gian Luca Genoni : l’homme-poisson de Blancpain

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A 44 ans, ce sportif d’exception (1m92 pour 85 kg) détient depuis septembre 2012 le record du monde de plongée en apnée à -160m. Un exploit réalisé avec au poignet sa Blancpain 500 Fathoms, dernière version de la célèbre montre créée en 1953 pour les plongeurs de combat. Rencontre, exceptionnelle, avec un homme-poisson !

 Pourquoi n’avez-vous pas prévu de tenter d’améliorer votre record cette année ?

Ce n’est pas facile de battre chaque année un record de plongée (rires) !  A 160m, cela devient même très difficile, pour moi comme pour l’équipe technique d’assistance. J’ai battu 18 records ces dernières années et là, je me consacre à une série de documentaires pour la télévision italienne. Nous allons aussi profiter de cette pause pour améliorer les équipements et la technique de plongée en vu de faire encore mieux l’année prochaine. Mon rêve est de descendre à plus de 200m mais cela implique de prendre beaucoup de risques. Je ne pense pas que j’essaierai. Je m’arrêterai à 170m.

Vous n’avez pas envie d’entendre le chant des sirènes à une telle profondeur ?

Il est vrai que plus on plonge profondément, plus la sensation de bien être est forte. Les couleurs, les poissons, le silence, c’est merveilleux mais seulement jusqu’à jusqu’a 100/130m ! Au delà, on commence à avoir des problèmes de lucidité et c’est moins agréable. A 160m, tout est noir, le silence est assourdissant et l’on perd le sens du poids de son corps. C’est comme un vol dans le noir de l’espace. C’est extraordinaire mais pas forcement agréable pour tout le monde.

A-t-on peur ? Un certain nombre de plongeurs sont morts…

Non. Seulement une fois quand j’ai eu un problème à 150m mais les plongeurs de sécurité m’ont très vite remonté à la surface. C’est un sport fantastique mais il faut garder la tête froide, ne pas se laisser griser, respecter la mer et ne jamais plonger seul. Il y a eu des accidents chez les apnéistes ces dernières années et à chaque fois le dispositif d’assistance n’a pas fonctionné. Moi je descends avec une quinzaine de plongeurs de sécurité !

 Comment avez-vous découvert ce sport ? En bon italien, vous auriez dû devenir footballeur, non ?

J’aime effectivement le football mais je ne suis pas doué des pieds ! (rires) En fait, j’ai commencé par la natation et j’ai découvert l’apnée en piscine à 8 ans. Je tenais déjà 4 minutes sous l’eau ! C’est un très beau sport. On est dans la nature, dans un autre monde. J’ai lu des livres sur la plongée en apnée, j’ai vu Le Grand Bleu de Luc Besson qui raconte l’histoire de Jacques Mayol et j’ai commencé à apprendre les techniques de respiration et de relaxation. Je me suis entraîné physiquement et j’ai découvert l’extraordinaire sensation de bien-être que l’on ressent au fond de l’eau. Au bout de 6 ans d’entrainement, je battais mon premier record !

Quelles qualités physiques demande la plongée en apnée ? Les scientifiques disent que vous n’êtes pas exactement « fait » comme le commun des mortels, que vous êtes un  « homme-poisson » !

Trois caractéristiques physiques sont indispensables. Il faut une grosse capacité pulmonaire : j’ai presque 18 litres de capacité. Ensuite, un rythme cardiaque très bas : je suis à 38 battements/minutes le matin au réveil et j’ai été mesuré à 12 coups/minutes par 130 mètres de profondeur. Enfin, pour descendre vite dans l’eau, il faut une facilité de décompression au niveau des oreilles pour résister à la pression et passer rapidement les différents paliers. Autrement il n’est pas possible de descendre à 160m en quelques minutes. Je ne sais pas si tout cela fait de moi un poisson (rires) !

 Quelle discipline de vie vous imposez vous ?

Je suis une préparation très particulière : beaucoup de course à pied et de piscine, de la plongée quotidienne en apnée, une alimentation à base de fruits et légumes, du yoga, des exercices de respiration et de mobilité du thorax et enfin de la méditation. Il faut être aussi fort dans le corps que dans la tête.

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 Vous représentez la marque horlogère Blancpain. Comment s’est faite votre rencontre ? Il y a 7 ans, à Cannes, lors du lancement de la nouvelle Fathoms, j’ai rencontré Marc A. Hayek, le patron de Blancpain. C’est un passionné de plongée et nous avons sympathisé. J’ai compris que nous cherchions tous deux la perfection et partagions des valeurs communes. L’apnée est une discipline dure pour laquelle je dois travailler beaucoup pendant des années. Blancplain conçoit des montres d’exception, compliquées qui réclament également de temps de travail. Ce ne sont pas des montres industrielles.

Que vous apporte la 500 Fathoms dans la réalisation de vos performances ?

Elle est conçue pour les records ! En plongé, il est fondamental de disposer d’une montre stable, précise, d’une grande visibilité et qui résiste à la pression. La Fathoms est de ce point de vu là bien plus forte que moi puisqu’elle peut résister jusqu’a -1000m grâce à son boitier en titane et à une valve de décompression à l’hélium ! C’est un sponsor pour moi que j’ai honneur à représenter mais c’est aussi une très belle montre, prestigieuse, pour tous ceux qui aime l’horlogerie comme  moi.

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