Dans les fringues de John Malkovich

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John Malkovich installe son Opificio JM à Paris du 4 au 13 déc. au Showroom •••By (Paris 2)

Trois ans déjà que John Malkovich a ajouté la mode à ses talents d’acteur et de réalisateur avec sa marque Technobohemian. Soucieux de construire sa griffe sur une véritable reconnaissance de sa qualité plutôt que sur le buzz médiatique de son célèbre styliste, John Malkovich a commencé discrètement. Une boutique à Florence et quelques collections plus tard, notre homme passe à la vitesse supérieure avec un concept store éphémère, baptisé Opificio JM, et destiné à faire le tour des capitales européennes.  En décembre, à paris, John Malkovich a ainsi présenté son univers -mode, déco, bijoux, senteurs, linge de maison, œuvre d’art…-, imprégné de la Toscane où il vit aujourd’hui. Homme de goût et amoureux des belles matières, il signe une collection composée de vestes, pantalons, chemises mais également cravates et autres accessoires. D’inspiration bohême et dandy, « Technobohemian by John Malkovich » s’adresse  aux hommes modernes soucieux de leur apparence et ancrés dans l’esprit du 21ème siècle.  Entièrement fabriquée en Italie, la collection  propose une ligne de vêtements au style pointu, aux couleurs claires et naturelles, privilégiant le souci du détail et la qualité des matières. «Mais dans tout ce que je fais, je n’ai tendance à penser qu’à moi, et là, j’ai conçu des vêtements que j’aimerais porter, c’est ma garde-robe, rien de plus. Tant mieux si ça plaît, mais jamais je ne prétendrai avoir une vision ! Je sais bien que je ne suis pas Balenciaga !» explique-t-il. Certes. Mais l’originalité de ses vestes (environ 250 euros), de ses chemises (120 à 250 euros) ou  de ses cravates en maille (75 euros) a déjà séduit la presse mode et quelques stars comme Johnny Deep.

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«Déjà tout petit, j’étais fasciné par les vêtements même si ça n’était pas du tout dans la culture familiale » raconte John Malkovich. « Au théâtre j’ai souvent fait la costumière, dans Les Liaisons Dangereuses par exemple. J’ai réalisé  quelques vêtements pour des amis comme Bernardo Bertolucci ou le chausseur Christian Louboutin. J’ai fait le mannequin pour Comme des garçons et j’ai filmé les défilés de mon amie Bella Freud. Alors quand les Italiens m’ont proposé de lancer ma ligne… ». Depuis, l’acteur hante chaque année Première Vision, le Salon du textile d’habillement, à Paris ! Mais Malkovich ne s’éloigne pas pour autant de la scène. Il met en scène au Théâtre de l’Atelier à Paris ses Liaisons dangereuses fétiches dans une version moderne qui ravira les accrocs à Facebook et aux SMS !

 La collection est en vente en ligne sur http://www.technobohemian.it

Voir aussi http://www.opificiojm.it

 

346695-john-malkovich-a-milan-pour-la-fashion-0x414-23 questions à… John Malkovich

 Technobohemian est en fait un retour à la mode puisqu’en 2002 vous aviez conçu la ligne Uncle Kimono ?

J’en suis effectivement à ma 16ème collection ! Je dessine depuis déjà un moment et là je me suis associé au groupe italien Arezzo pour créer cette nouvelle collection de vêtements pour homme au style plutôt casual. J’ai toujours été intéressé par la mode. Le style, c’est important ! C’est ce qui montre votre rapport au monde. Notre vie, notre profession, les pays où l’on vit, tout peu changer sauf le style ! Il existe aussi un lien fort entre la conception de vêtements et le travail d’acteur. Dans les deux cas, c’est une transformation et donc la confirmation que nous sommes constamment en train de naître.

Pourquoi « Technobohemian » ?

J’ai une vie de bohème ; je ne sais même plus combien de pays j’ai visité cette année ! Cette idée du bohémien m’intéresse donc mais un bohémien du IIIème millénaire, cosmopolite et branché sur la technologie d’aujourd’hui. Et je suis tombé sur cet mot, « technobohemian » dans un roman italien.

Participez-vous activement à la création de votre ligne ?

Je fais tout moi-même, du choix des tissus au dessin des boutons, et si je ne le faisais pas, cela ne m’intéresserait pas. Vous savez dans le cinéma, vous avez très peu de contrôle sur le film qui est d’abord celui du metteur en scène. Quand je dessine une ligne de vêtement, tout dépend de moi. Quand on voyage beaucoup et qu’on tourne des films, on a beaucoup de temps pour imaginer des vêtements, les détails etc

(janvier 2012)

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