José Garcia : « Ma vie est 1000 fois plus importante que mon métier »

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Ces jours-ci, au cinéma, José Garcia est Fonzy. Pas celui du mythique Happy Days mais celui du remake du film canadien Starbuck de Ken Scott, sorti il y a deux ans. Fonzy, c’est le pseudo sous lequel Diego Costa, vingt ans auparavant, a généreusement effectué quelques centaines de dons du sperme. Problème : il est aujourd’hui le papa de 533 enfants dont 142 viennent sonner à sa porte ! Une aventure humaine originale, drôle, touchante et un peu effrayante qui a séduit José Garcia. « C’est une histoire très humaine qui suscite beaucoup d’émotions et pose pas mal de questions à tout un chacun, que l’on soit un jeune adulte célibataire, un couple, une famille recomposée ou même un enfant » raconte l’acteur chargé de donner une couleur latine à cette aventure vertigineuse. « Déjà, si vous avez la mauvaise fortune de vous retrouver avec une ex qui vient, des années plus tard, vous annoncer que vous êtes le papa d’un enfant dont vous ignoriez tout, vous imaginez le bouleversement dans votre vie ! Alors des centaines ! Il y en a certainement quelques uns qui ont des réclamations à faire ! » (rires).

L’autre plaisir du film est de découvrir un « nouveau » José Garcia. C’est en effet la seconde fois après Rire et Châtiment que l’acteur tourne sous la direction de sa femme, Isabelle Doval, et celle-ci, pour Fonzy, lui a proposé un pari. « Elle m’a dirigé dans un registre que je n’avais pas l’habitude de pratiquer, c’est à dire d’aller vers la bonté, la tendresse » explique le héros du Boulet, du Mac ou de La Vérité si je mens. « Ce sont des sentiments que je saupoudrais ici et là, dans les films, mais que je n’avais jamais pu jouer sur toute la longueur d’un film. Fonzy est un personnage plus dans l’altruisme et la gentillesse que dans la testostérone comme les rôles que j’interprète habituellement ! »

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L’après-Fonzy reste, pour l’heure, à écrire. Après avoir enchainé plusieurs films, José Garcia souhaite faire une petite pause. La dernière, au milieu des années 2000, avait duré… 2 ans et demi ! « A l’époque, j’ai senti que j’étais en train de tomber dans la folie du truc, la célébrité, l’argent etc. Il fallait que je m’arrête » raconte-t-il.  » Le risque, et c’est ce qui peut arriver de pire, c’est de perdre l’envie, de devenir cynique et arrogant parce que la fatigue est trop importante, la pression trop forte, que vous n’avez plus de recul et que votre famille n’est plus composée que de gens du cinéma. Moi, j’ai de la chance, j’essaie de faire un film tous les ans ou tous les 6 mois pour me donner un peu de temps. Ma vie est 1000 fois plus importante que mon métier, donc je m’en occupe tous les jours et j’ai d’autres passions qui m’emmènent ailleurs ».

Ces ailleurs, ce sont le ciel et l’océan. Passionné d’aviation, José Garcia aime survoler la France, la tête dans les nuages. Il est également le parrain de l’association « Rêve de gosses » qui offre à des enfants handicapés d’effectuer leur baptême de l’air lors d’un tour de France aérien organisé par l’association « Les Chevaliers du ciel ». Sinon, c’est dans les vagues qu’il oublie tout, tout à sa passion du Kitesurf.

Mais le comédien a quand même trouvé le temps de regarder son ancien complice, Antoine De Caunes, désormais aux commandes du Grand Journal. Son tweet «  Ça donne envie de foutre le bordel … » était-il l’expression d’une nostalgie du duo qu’il formait dans le Nulle Part Ailleurs de Philippe Gildas ? « Non, pas du tout. Mais dès que je le vois quelque part ça me donne envie de venir saccager son business (rires) » sourit José Garcia.  » J’espère bien sur aller sur son plateau mais on ne reformera pas notre duo. Revenir en arrière serait ridicule.  Et puis, c’était une autre époque. Les gens allaient mieux, il y avait moins d’interdits, moins de tabous. En 5 ou 6 ans, on a perdu beaucoup de liberté et nous ne pourrions plus nous permettre 1/10eme de ce qu’on faisait à l’époque. C’est terrible à dire mais on a régressé ! Il faut essayer de contourner ça pour continuer à faire rire les gens mais en ayant conscience de ça ! »

(Interview réalisée pour la sortie de Fonzy, avant le passage remarqué de l’acteur au Grand Journal, NDLR)

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