Alexandre Malsch : les jeunes lui disent Melty

102630_alexandre-malsch-s-echappe-a-biarritz-web-tete-0203727982907 Dans une France à l’arrêt et en quête désespérée de « gagneurs » qui lui donneraient des raisons d’espérer, Alexandre Malsch est rapidement devenu, au printemps dernier, une star. Le garçon est jeune : 29 ans. Il a créé avec le site web Melty une start-up, nouveau type d’entreprise cool et dynamique renvoyant immédiatement à la Silicon Valley triomphante. Lui même est un patron relax, en tee shirt, sweat à capuche et basket, qui n’aime rien tant que le surf. Enfin, son groupe de médias à destination des jeunes s’exporte remarquablement : à la dizaine de pays où il est déjà présent (Italie, Espagne, brésil, Allemagne, Pologne, Tunisie, Maroc, etc) s’ajoutent cet automne la République Tchèque, la Turquie, la Russie et l’Inde. « C’est vrai que ça va très vite » concède sur le même ton que s’il constatait qu’il pleut dehors celui qui est aussi vice-président du Conseil national du numérique chargé des startups et de l’entrepreneuriat.

L’histoire commence à être connue. A l’occasion d’un voyage linguistique en Allemagne, Alexandre Malsch constate qu’il n’existe pas de site regroupant tous les sujets qui intéressent les jeunes, mais seulement des sites thématiques. A 15 ans, il lance donc son premier site d’actus pour les jeunes, Actuados. A 19, il rentre à l’école Epitech, rencontre son associé Jérémy Nicolas, et fonde un an plus tard leur société, eeple, qui deviendra melty.fr en 2008. Leur coup de génie est d’avoir mis au point un algorithme unique permettant d’identifier en temps réel les sujets d’actualité et les tendances qui intéressent les 18-35 ans ! « Notre « plus », c’est que nous avons cet outil qui nous aident à définir un contenu rédactionnel parfaitement en affinité et très réactif auquel s’ajoutent nos journalistes branchés en permanence sur les communautés web pour voir ce qui s’y passe et de quoi les jeunes commencent à parler » explique Alexandre Malsh pour qui, dans les média traditionnels, les journalistes parlent de ce qui les intéressent eux et pas de ce qui passionne les lecteurs. Quelques grincheux objecteront que cette « méthode » revient à ne parler que de sujets dont les jeunes discutent déjà et pourtant, Alexandre Malsh est fier d’avoir le premier sorti des articles sur de tout nouveaux objets technologiques, sur des séries télé encore inédites, ou encore d’avoir fait découvrir le premier des groupes musicaux anglo-saxons inconnus en France. Melty est désormais prescripteur et ratisse large : 8 déclinaisons (fashion, style, buzz etc) et 7 licences (fan2, mcm, neon etc). Résultat : 26 millions de visiteurs (dont 19 en France), une place incontestable de leader sur les 18/30 ans et des recettes publicitaires qui augmentent (le site est gratuit). Sans oublier, à la clé, une centaine de salariés en CDI (moyenne d’âge : 27 ans !) et un objectif de 230 en 2016. De quoi un peu plus enterrer la presse chez les jeunes ?  » Le papier est un produit de luxe mais pour les sujets plus profonds, qui nécessitent une approche plus complète, il a un grand avenir devant lui » affirme cet admirateur de GQ et de Vanity Fair…

En bonne start up, Melty ne cesse d’inventer de nouveaux produits. Rien que cet automne : lancements de meltyDiscovery (site dédié au voyage et à la découverte), de la newsletter BtoB Air of melty (les tendances chez les 18-30 ans), d’événements BtoB autour de air of melty, efforts supplémentaires sur la création (230h par mois déjà produites en interne) et la diffusion de contenus (actu sur le divertissement mais aussi créations originales avec des web-séries, des documentaires, des rendez-vous édito), création de melty Talents House (pour denicher les nouveaux talents ), de la melty Basket League (1er championnat inter universitaire à l’image de ce qui se fait aux USA), du melty eSporting Club (plateforme dédiée à l’eSport) et d’une équipe sur les 3 jeux cultes que sont FIFA, League of Legends et Call of Duty, etc. N’en jetez plus serait-on tenté de dire. Mais justement, le plus intéressant chez ce geek surdoué n’est peut être pas ce qu’il a déjà réalisé à 29 ans mais ce qu’il nous réserve d’ici ses 40 ans…

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